



Les pneus usagés, qualifiés de « pollution noire » dans le secteur, constituent un défi majeur en matière de gestion des déchets à l'échelle mondiale. Leur durabilité et leur volume rendent leur élimination complexe. Cependant, leur pouvoir calorifique élevé et leur faible teneur en humidité en font également un combustible alternatif performant, notamment pour l'industrie cimentière. Ce procédé de valorisation énergétique des pneus est à la fois une nécessité environnementale et une opportunité économique.
1. Le carburant dérivé des pneus (TDF) est un choix plus écologique
Une étude menée par une entreprise française montre que les pneus usagés contiennent des composants de biomasse comme le caoutchouc naturel, la rayonne et l'acide stéarique. Les pneus de voitures particulières contiennent entre 17 et 20 % de biomasse, tandis que ceux des camions en contiennent entre 28 et 30 %. Des tests réalisés sur le combustible issu de la combustion de pneus (TDF) ont donné des résultats environnementaux positifs.
2. Le TDF est largement utilisé dans le monde entier.
L'utilisation du TDF a débuté en Allemagne dans les années 1950 et est désormais courante à l'échelle internationale.
Les principales cimenteries mondiales sont également d'importants consommateurs :
Si le traitement des pneus usagés (TDF) était auparavant peu répandu en Chine, la volonté du pays de réduire sa consommation de charbon a favorisé son adoption croissante dans l'industrie cimentière. Aujourd'hui, plus de 6 % des fours à ciment chinois sont équipés pour le co-traitement des pneus usagés, exploitant ainsi le potentiel de valorisation des déchets et les avantages environnementaux du secteur.
3. Secteurs d'activité utilisant le TDF
Le pouvoir calorifique élevé des pneus usagés en fait un excellent combustible alternatif pour les industries énergivores.
Cimenteries : L’industrie du ciment utilise plus de combustible issu du recyclage des pneus que tout autre secteur. Selon l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), les fours à ciment aux États-Unis brûlent environ 71 millions de pneus usagés chaque année.
Centrales électriques : Les chaudières des centrales électriques, qui brûlent traditionnellement du charbon pour produire de l’électricité, utilisent environ 42 millions de pneus par an. Le pouvoir calorifique élevé et le faible coût des DST en font un combustible d’appoint idéal.
Usines de papier : L'industrie de la pâte à papier utilise environ 30 millions de pneus chaque année pour alimenter ses chaudières.
L'utilisation des pneus usagés comme combustible résout deux problèmes simultanément : elle réduit la pollution noire issue des pneus usagés et diminue la consommation de charbon. Il en résulte une économie circulaire à la fois pratique et écologique. Le succès mondial de l'utilisation des combustibles dérivés de pneus (TDF) prouve qu'un problème majeur de déchets peut désormais devenir une source d'énergie propre et efficace.
Transformer un tas de pneus usagés en une source d'énergie propre est un exemple éloquent d'innovation. Valoriser ces déchets polluants en carburant contribue à protéger l'environnement et à préserver les ressources naturelles. Avec les progrès technologiques, l'utilisation des combustibles dérivés de pneus (TDF) devrait se développer, offrant ainsi une solution durable aux industries du monde entier.